Le Blatonien de 12 ans roulera en OK-Junior cette saison pour espérer décrocher l’opportunité de conduire en F4 plus tard. Un objectif qui pourrait s’avérer difficile tant ce sport est peu démocratisé, et les athlètes donc peu aidés.
Il n’est plus à présenter dans le monde du karting. Priam Bruno continue d’impressionner. Le Blatonien de 12 ans enchaîne les compétitions avec un plaisir illimité. « Je suis monté pour la première fois dans un kart à trois ans. Dès que j’en suis descendu, je savais que c’était ce que je voulais faire », explique le jeune pilote. « J’espère pouvoir en faire mon métier plus tard. Mon plus grand rêve est d’aller en Formule 1. » Malgré son jeune âge, Priam a déjà d’indéniables qualités au volant ou en dehors de la piste. « Je trouve qu’une de mes qualités est de savoir rapidement analyser mon environnement. Beaucoup de gens me le disent. A contrario, je dois améliorer mon mental. Je m’énerve parfois trop rapidement. » Même lorsqu’il n’est pas sur la piste, Priam continue de penser au monde automobile. « Quand je ne roule pas, je n’ai qu’une hâte, c’est d’y retourner. Quelqu’un que j’admire beaucoup est Lewis Hamilton. Lui aussi n’avait presque rien à ses débuts. Aujourd’hui, il est là où il est. J’aimerais suivre la même trajectoire que lui. Mon père et ma mère sont également mes idoles. Ils font tellement pour moi et pour m’aider à réussir. Je serais très déçu si cela ne fonctionnait pas. J’essaierai malgré tout de rester dans le monde de l’automobile. Il y a beaucoup d’alternatives », reconnaît-il.
Financement difficile
Mais dans le milieu automobile, il n’y a pas que le talent qui compte. Le côté financier représente une très grosse partie avec des dépenses colossales. « Suite à ses bons résultats, Priam a signé un contrat dans une catégorie supérieure supervisée par de grandes académies. Notre objectif cette année est de faire de très bons résultats pour essayer d’avoir une place en F4 pour lui l’année prochaine et ce, malgré nos petits budgets. Car tout cela coûte très cher. Actuellement nous n’avons pas assez de sponsors pour subvenir à la saison de Priam. Nous devons mettre beaucoup de notre poche et cela nous inquiète. Si nous n’obtenons pas plus d’aides l’année prochaine, je ne sais pas si nous arriverons à suivre une saison de plus » explique Nathalie, la maman de Priam. « C‘est bien que nous ne devons plus payer tous les vêtements. Maintenant, j’ai un sponsor que j’adore, Mikovic, qui me fait également mes casques gratuitement. Le karting, c’est un peu mon endroit de travail », conclut le jeune pilote.
